Je vais encore en faire un drame

Je n’avais plus parlé de mon actualité depuis juin, alors qu’il y a eu quelques évolutions, depuis. On va donc tâcher de rattraper ça, aujourd’hui. Au programme : du théâtre, du théâtre, de la promo… et peut-être un peu de théâtre, encore.

Un clavier tout neuf

Pour mon anniversaire, entre autres cadeaux, on m’a offert un clavier tout neuf. L’autre fonctionnait parfaitement, mais, malgré les années, mes doigts ne tombaient jamais, spontanément, sur les bonnes touches. Il fallait que je regarde où je les posais. C’était agaçant et ça brisait mes élans créatifs. Donc, là, j’en ai un tout neuf, avec des touches « silencieuses », et des repères tactiles pour aider mes doigts à toucher leurs cibles. Et ça marche. Il m’arrive, encore, parfois, de m’emmêler les pinceaux ou de déclencher un raccourci non sollicité, mais globalement, je peux porter mes élans créatifs jusqu’à leur aboutissement.
Hé oui, quand on est autrice, et qu’on passe des heures tous les jours à maltraiter son clavier, on développe des besoins très spécifiques qui… ont stupéfait celui qui m’a offert ce magnifique cadeau. Il s’en remettra quand il aura vu mes créations.

Une nouvelle pièce de théâtre

De ce fait, je me sers de ce fantastique outil pour écrire une nouvelle pièce de théâtre. J’ai fignolé « Comment faire un bon guacamole« , qui doit toujours être jouée par la troupe AtCot, dans plusieurs villes du Valenciennois, et maintenant, je me demande, avec un sérieux inhabituel, si je ne devrais pas le proposer à un éditeur… Je pensais que ce serait une mauvaise idée, que ça figerait un texte destiné à vivre, à s’adapter et, surtout, à être joué sans entraves, mais après quelques recherches sur la toile, j’en suis arrivée à la conclusion que ça pourrait être utile. Il faudra néanmoins que je creuse un peu plus, sans doute que j’appelle au moins un éditeur, pour en savoir un peu plus. Je m’en occuperai sans doute d’ici quelques semaines.

Mais en attendant, la troupe AtCot a besoin d’un nouveau texte, plus court, plus simple, pour mai 2026. Il lui faut une comédie qui ne leur demandera pas trop de travail, parce qu’ils vont devoir répéter et jouer « Comment faire un bon guacamole » au moins jusqu’en mars, et ils ne peuvent pas rejouer la même pièce, même améliorée, dans la même ville. Challenge.
C’est comme ça et en les écoutant que j’ai eu l’idée de « Crime et mort-vivant« , une pièce en un seul tableau (oui, j’ai abandonné les actes et les scènes, il paraît que ça ne se fait plus et, techniquement, ça m’arrange.), avec dix personnages, pour neuf ou dix comédiens. Elle sera, normalement, simple à mettre en scène et la plupart des comédiens devront « tricher », en consultant leur texte pendant qu’ils jouent. J’ai choisi un humour franchement absurde, parce qu’il me semble que l’actualité française, européenne et mondiale s’y prête, pour dénoncer, en creux, certains irresponsables politiques qui sont en train de malmener nos institutions, et en particulier la Justice.
Il sera donc question d’un procès, aux Assises, en lien avec « Comment faire un bon guacamole« . Une récente réforme judiciaire pourrait, indirectement, causer la fin de l’humanité, avec la complicité des électeurs.
Comme disait Coluche : « Quand on pense qu’il suffirait que les gens n’achètent plus pour que ça ne se vende pas. » Ça fonctionne aussi pour les médias, et les politiques que ces médias vendent.

Normalement, j’aurai fini le gros œuvre de cette pièce la semaine prochaine, ou celle d’après. Ensuite, je m’occuperai des détails, j’aiguiserai les vannes, j’ajouterai des didascalies pour préciser ma vision, et, surtout, je verrai comment la troupe réagit à ce nouveau délire expérimental. Au gré des répétitions, j’améliorerai encore mon texte, jusqu’à la perfection.
Je suis à peu près sûre que le public devrait sortir de la salle en ayant mal aux abdos. Parce que j’ai d’ores et déjà fait très fort niveau vannes. Après, bien sûr, il faut aimer ce genre d’humour…

Et puis encore une autre

Une fois le gros œuvre terminé sur « Crime et mort-vivant« , je passerai à une autre pièce, à peu près de la même durée, mais plus complexe. Parce qu’au départ, il devait s’agir d’un « one woman show », devenu un « one multi-woman show » et qui doit donc devenir une pièce avec huit ou neuf comédiens. Il va falloir que je tranche. J’ai de nombreuses idées qu’il va me falloir matérialiser, mais pour cela, il faut que les contraintes soient claires. Pour le moment, j’ai intitulé ce projet hybride « Elfya et Cie« , mais je ne suis pas pleinement satisfaite de ce titre. D’un autre côté, à ce stade, il n’y a rien d’anormal à coincer sur ce détail.
Toujours est-il que je compte y réfléchir et même terminer le gros œuvre d’ici janvier prochain, pour que la troupe ait le choix entre ces deux textes pour mai, juin, et pourquoi pas pour l’année prochaine ?

Je prends énormément de plaisir à écrire ces pièces. Les vannes me viennent sans vraiment les chercher, pendant que je fais ma vaisselle ou que je passe un coup de lingette humide sur le sol. Ou dans mon bain. Je les écris sur mes Post-its, avant de les transcrire dans le texte. Et là, je m’imagine les comédiens dans les situations que j’ai inventées. Il m’arrive de partir en fou rire, quand je me relis. On peut dire que ça me rend heureuse. Et à l’issue de ces deux années extrêmement pénibles, je pense que je le mérite.

Les Doux Baisers de la sorcière attendront donc un peu

Alors, je vais continuer à me faire plaisir pendant quelques semaines. D’autant que l’avantage avec le théâtre, c’est qu’on n’est jamais à l’abri de voir une nouvelle troupe la jouer, ailleurs dans la région, dans le pays, dans le continent, ou au-delà, et, peut-être, connaître le succès. Vivre sa petite vie. Les faire éditer pourrait aider à y parvenir. C’est l’autre enjeu pour moi, à l’heure actuelle, mais j’en parlerai dans le prochain paragraphe. C’est pourquoi j’ai mis romans et nouvelles sur le côté pour le moment.
Il y a quelques mois, j’étais pressée de terminer mon roman fantastico-érotique « Doux baisers de la sorcière« , d’autant que mon éditeur, Christophe Siébert, s’était montré assez optimiste quant à une possible publication de ce texte par La Musardine. Il fallait que la grande cheffe valide. Mais, après plusieurs mois, je n’ai toujours pas de nouvelles. Ce qui me conforte dans mon intention de le réécrire. J’avais commencé, je me suis arrêtée. Je reprendrai, je l’espère, d’ici quelques semaines; quand les deux pièces seront terminées. Parce que je ne l’abandonnerai pas, ce roman. J’en suis fière, malgré ses défauts, parce que c’est grâce à lui que j’ai rencontré Christophe et sorti « Rêves de Q » avec La Musardine. J’en suis fière parce que j’y travaille depuis… 2015 et qu’il m’a permis d’apprendre beaucoup. Il m’a vue grandir, souffrir le martyre, m’améliorer, m’épanouir, ce roman.
Alors oui, j’irai au bout. Je n’ai aucune intention d’arrêter le roman, ou la nouvelle. L’une d’elles doit d’ailleurs paraître dans la revue en ligne, « Non conforme« , de l’ami Christophe d’ici quelques mois. Stay tuned, comme dirait l’autre.

La promo m’amuse

C’est bien beau d’écrire, mais il faut aussi se trouver des lecteurs, et des troupes de théâtre pour mes pièces et mes sketchs. Le talent ne suffit pas toujours, et quand je vois les abrutis mis en avant par certains médias, à peu près tous les jours, j’en viens même à me demander si ce ne serait pas un handicap, d’en avoir, aujourd’hui.
Cependant, il faut bien s’adapter et, à vrai dire, ça m’amuse beaucoup. Photos qui ne resteront pas dans l’histoire, montages maladroits, vidéos qui frisent le ridicule et textes d’une naïveté confondante, j’expérimente, je teste, en partant de très loin. Heureusement, pour le moment, mon petit ego le vit très bien. J’ai pleinement conscience de ma médiocrité, mais… dans mes premiers textes « littéraires », j’étais encore plus mauvaise que ça, et aujourd’hui, je commence à me débrouiller. Et puis, j’ai compris que la médiocrité provoque des réactions : des gens ont besoin de te dire que tu es nulle, que tu es moche, que tu es inintéressante, que tu es une femme de mauvaise vie, ou un homme. Et ces réactions… améliorent ta visibilité sur les réseaux sociaux. Un jour, il faudra que j’écrive une histoire pour montrer comment ces algorithmes de merde nous poussent à chercher le pire au fond de nous-mêmes.
N’empêche que c’est la réalité et qu’il faut composer avec. J’essaie de rester bienveillante, malgré les tentations, et je m’améliore. La première vague promotionnelle, en début d’année, a produit des résultats très modestes. La seconde, cet été, n’a pas franchement relevé le niveau. Mais la dernière, démarrée il y a quelques semaines, semble porter ses fruits. Tous les jours, je récupère de nouveaux followers, sur Threads, surtout, mais aussi sur Instagram, YouTube, TikTok ou même Twitter. Sur Facebook, il faut reconnaître que ça fonctionne beaucoup moins bien.

Je pense avoir démarré un cercle vertueux, avec des publications qui trouvent leur public, et que je vais continuer à améliorer. J’ai d’ailleurs investi dans ce but avec un abonnement à Métricool et un support pour téléphone. Je vois cette promotion comme un moyen alternatif d’exprimer ma créativité florissante.

À titre indicatif, et surtout pour mon usage personnel, voici le nombre de mes followers en ce 28 octobre 2025 :

Threads : 464
Instagram : 326
Bluesky : 235
Twitter : 160
TikTok : 50
Facebook : 31
YouTube : 19
Total : 1285

J’ai créé de nouveaux visuels, que j’essaime un peu partout : en réponse aux obsédés, aux excités, aux énervés, aux trolls, aux ragebaits… Je profite de leurs vices pour faire la promo de ce site et de mon roman. On verra comment ça marche.
En tout cas, je pense que dans dix ans, si on retrouve ces visuels et vidéos, je risque fort de rougir. D’un autre côté, quand je vois ce que produisent des personnalités connues, tous les jours, je me rassure. On vit dans une telle médiocrité que ça ne m’inquiète pas vraiment. Ce serait une excellente nouvelle, en réalité, si, dans dix ans, on me ressortait ces vidéos pour se moquer de moi. Ça signifierait que je suis connue, déjà, et que le niveau a dû remonter.
En attendant, je vais continuer à expérimenter, et donc à m’améliorer. Vous me suivez ?

Dernière minute : la troupe AtCot a trouvé une nouvelle date pour jouer « Comment faire un bon guacamole« , dans sa nouvelle version : le 8 février à 16h et à Lieu-saint-Amand (59). Stay tuned.

@ Crédit photo : Les Pixels d’Elfya

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Laure Mordray

Ce que j’aime, c’est transgresser les genres, les mondes, les univers pour mieux les mélanger. Passer de l’érotique hard à la comédie théâtrale et faire un détour par le fantastique m’amuse beaucoup. Je porte un masque pour faire parler les curieux et libérer mon verbe. Rêves de Q signe mes débuts dans la littérature érotique.
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