Deuxième représentation de Comment faire un bon guacamole

Comme programmé, ce 20 septembre, la troupe de théâtre AtCot a joué pour la deuxième fois ma modeste comédie, face à un public moins nombreux. Pour quel résultat ?

Beaucoup moins de pression

Autant pour la première, j’avais les miquettes, autant là, je savais que ça se passerait bien. J’ai pu identifier les défauts, mais, malheureusement, la troupe n’a pas eu le temps de répéter la dernière version. Donc, si on met de côté les angoisses purement personnelles, j’étais détendue.

Cependant, dans le public se trouvaient des gens qui comptent pour moi, et la maire d’une petite ville du secteur, avec son mari et son DGS venus voir s’ils pourraient accueillir la troupe dans leur salle des fêtes. La salle est pourtant à moitié vide. Dans le village de Mastaing, les gens intéressés l’ont déjà vue en juin. Pour les autres, les comédiens et moi manquons de notoriété pour les attirer. Dommage.

Noir. Lumière. Les premières répliques fusent. Le public cherche ses marques. Normal : c’est un OVNI. Les premières vannes provoquent des réactions timides. Changement de scène : ma secrétaire juridique montre son potentiel avec monsieur Aubin et sa fille, Martine. Premiers éclats de rire.

C’est gagné. Je sais que le public s’est fait attraper. Les comédiens vont les entraîner dans la loufoquerie jusqu’au bout, les balader d’un humour à l’autre, jusqu’au dénouement.

En roue libre

Très souvent, je me dis « mais c’est pas le texte, ça ! » Les comédiens sont déchaînés, ils s’approprient les rôles et mes mots. Ça marche et ça me fait beaucoup rire. Là où j’avais écrit un pudique « cornichon » vient se substituer un « connard » bien appuyé. Tout au long de la pièce, ils se sentent assez à l’aise pour s’autoriser ces libertés, pour tester. Parfois, ça marche un peu moins bien, mais quelle importance ?

Des vannes qui n’avaient pas fonctionné se mettent à provoquer des éclats de rire. Et inversement. Spectacle vivant. Les comédiens s’amusent avec le public. Ils semblent heureux d’être là, de jouer mes conneries. Un slip vole sur scène. Une peluche aussi. Pourquoi pas ?

Un public globalement conquis

Le seul retour négatif, attendu, c’est : « trop long ». Je le sais. La dernière version, en téléchargement sur ce site, est plus percutante, plus fluide, plus drôle et plus courte. Sauf si on y ajoute la saynète bonus, mais là, ce sera à la discrétion des comédiens et du public.

Sinon, nous n’avons que des louanges. Sur le texte. Sur la mise en scène. Sur le jeu des comédiens. La maire veut voir Comment faire un bon guacamole dans sa ville. Elle aura la dernière version, dans quelques mois, normalement. J’ai hâte.

Comme la représentation a été enregistrée, je devrais bientôt pouvoir vous partager des extraits vidéos, qui se montreront bien plus parlants que ces quelques mots.

@ Crédit photo : Les Pixels d’Elfya

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Laure Mordray

Ce que j’aime, c’est transgresser les genres, les mondes, les univers pour mieux les mélanger. Passer de l’érotique hard à la comédie théâtrale et faire un détour par le fantastique m’amuse beaucoup. Je porte un masque pour faire parler les curieux et libérer mon verbe. Rêves de Q signe mes débuts dans la littérature érotique.
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