Stéphane Pena : « se tenir à la frontière des mondes, et essayer de comprendre les différentes manières dont ils interagissent. »

,
Temps de lecture : 12 minutes

Pour le numéro 10 de Non Conforme et en attendant la sortie du prochain opus qui tarde un peu, j’ai eu le privilège d’interviewer l’auteur, « transfuge », curieux Stéphane Pena. Le garçon n’a pas livré un, mais deux textes pour le webzine, donc ça vaut bien qu’on s’y arrête un peu, non ? On y parle d’engagement, de morale, de chamanisme, de punk marseillais et de Chapi Chapo. Que demande le peuple ?

Portrait au Bic de Stéphane Péna par Claire Von Corda pour le webzine Non Conforme.
Portrait au Bic de Stéphane Pena par Claire Von Corda pour le webzine Non Conforme.

Voici sa description dans Non Conforme 2 et 10 : Stéphane Pena est né en 1975 à Marseille. Après des études de cinéma, de philosophie et d’histoire des religions, il a contribué à la création de la bibliothèque alternative Mille Bâbords, a été roadie pour divers groupes de la scène punk garage marseillaise, puis a passé quelques années à pratiquer le chamanisme. Il est aujourd’hui bibliothécaire et vit en vallée d’Ossau, dans les Pyrénées-Atlantiques.

Il est l’auteur-compositeur de quelques dizaines de chansons pour adultes et enfants qu’il interprète occasionnellement sur scène.

Il a également traduit deux recueils de nouvelles de l’écrivain et musicien new-yorkais George Tabb : Take my life, please (Corde raide, 2006 ; réédition Demain les flammes, 2021) et Petit joueur (Demain les flammes, 2024).

L’engagement, la morale et l’idéologie dans la création

Laure Mordray : Tu as créé la médiathèque engagée Mille Bâbords et tu es aujourd’hui bibliothécaire, quels sont les livres que tu as le plus envie de vendre, de partager aujourd’hui, et pourquoi ?

Stéphane Péna essaie de bosser sur son ordinateur portable, malgré son chat qui claque une sieste dans ses bras.

Stéphane Pena : C’est marrant (ou pas), quand on est jeune et qu’on se dit qu’on va bosser dans les métiers du livre, comme j’ai fini par le faire après m’être longtemps cherché, on s’imagine qu’on va être une force de prescription, qu’on va défendre des idées, soutenir des auteurices, faire découvrir au monde ébahi des génies méconnu-e-s… Ô surprise, ça ne se passe pas tout à fait comme ça. Mille Bâbords, c’était particulier, on avait une orientation militante, donc on proposait presque exclusivement de la théorie, des essais, des textes provenant de divers courants ou écoles de pensée, mais très peu de littérature, et c’était assez éloigné de ce que je lisais pour moi-même à l’époque – en vrac : Alan Moore, Philip K. Dick, Albert Cohen, Taiyo Matsumoto, Hunter S. Thompson, Manchette, Borges, Bukowski (que des mecs, je sais), et puis des bouquins sur le bouddhisme zen, la physique quantique ou les drogues psychédéliques…

En médiathèque publique, où je travaille depuis quelques années, j’ai plus de marge de manœuvre, mais je dois tenir compte de la demande des gens, qui veulent beaucoup, beaucoup plus souvent emprunter le dernier best-seller ou le prix Goncourt qu’avoir mon conseil sur des romans de science-fiction obscurs ou des BD un peu perchées (même si des fois j’aime beaucoup le Goncourt, hein). Ça ne me choque pas, c’est un service public après tout. Franchement, si on faisait une médiathèque avec seulement les trucs que j’aime, elle ne serait pas très fréquentée. J’aurais de chouettes conversations avec les cinq ou six personnes qui viendraient – mais je ne suis pas certain que ce serait un usage optimal de l’argent public. En ce moment par exemple, je suis en train de lire, avec quinze ans de retard, Bonne nuit Punpun, un manga de Inio Asano, à la fois glauque et poétique, déprimant et drôle, avec un graphisme d’une inventivité folle – j’adore, mais je me vois mal conseiller ça aux retraité-e-s (très sympathiques au demeurant) qui viennent à la médiathèque chercher leur roman historique de la semaine.

Laure Mordray : Tu penses qu’on peut écrire de la littérature engagée en mettant de côté la morale et l’idéologie, comme tu le préconises dans tes réponses aux sujets de philo du Kamarade Christophe Siébert, dans Non Conforme numéros 2 et 10 ?

Stéphane Pena : Alors, déjà, je ne préconise rien du tout. Les gens font bien ce qu’ils veulent. Je déteste la morale et l’idéologie, mais j’essaie de ne pas tomber dans le piège de faire de cette détestation une morale ou une idéologie. Ensuite, je ne suis pas très à l’aise avec l’idée même de littérature engagée. Ou alors il faut s’entendre sur une définition. S’il s’agit d’assigner une mission à la littérature, d’en faire le véhicule d’un message qui la dépasse, avec des personnages qui ne sont que des porte-voix, et des intrigues qui ne sont que des démonstrations, alors en effet ça ne m’intéresse pas du tout. Aussi noble et respectable que puisse me paraître la cause défendue. Même à l’époque où j’étais très politisé, je ne lisais pas ce genre de trucs. Et je n’ai de leçon de stratégie à donner à personne, mais je ne suis pas certain que ça soit très efficace. Dans mon cas en tout cas c’est clairement contre-productif (mais j’ai un mauvais esprit).

En revanche, si on parle de susciter la réflexion, de faire changer les perspectives, de faire place à la complexité du réel, de déconstruire les évidences et démystifier les fétiches, ça m’intéresse déjà beaucoup plus (même si je ne suis pas forcément beaucoup plus optimiste quant aux résultats). Montrer simplement des choses que l’on n’a pas encore montrées, faire entendre des voix que l’on n’a pas l’habitude d’entendre, repenser la langue pour lui faire dire l’impensé, analyser les situations avec lucidité sans chercher à les faire rentrer de force dans une théorie explicative toute faite, et, idéalement, ne pas se prendre trop au sérieux… Ça peut produire des œuvres très puissantes. Et je crois que l’efficacité politique, si on y tient, est d’autant plus grande qu’elle est portée par une esthétique forte et intelligente. Des textes comme ceux de Neige Sinno, une de mes grandes claques littéraires récentes, ou les BD géniales d’Alison Bechdel, par exemple, m’ont sans doute plus fait réfléchir politiquement que les milliers de tracts, de discours ou de manifestes que j’ai pu ingurgiter dans ma vie.

Stéphane Péna, l'air paniqué, avec ses deux poneys, dans la nature.

Je déteste la morale et l’idéologie, mais j’essaie de ne pas tomber dans le piège de faire de cette détestation une morale ou une idéologie.

Stéphane Pena

Laure Mordray : Tu as traduit George Tabb en français, pourquoi lui ? Il y a d’autres auteurs que tu aimerais traduire ou voir traduits ?

Couverture du roman Petit joueur, par George Tabb, traduit par Stéphane Péna.

Stéphane Pena : Tout est de la faute de Pascal Escobar, qui non content d’être un des plus grands rockers de Marseille, d’écrire de très bons livres, et d’être prochainement au sommaire de Non Conforme, fait aussi partie de mes meilleurs potes. C’est lui qui m’a fait découvrir et traduire George Tabb, et c’est d’ailleurs aussi grâce à lui que j’ai participé à Non Conforme car il m’a mis en contact avec Christophe Siébert (donc je suppose qu’on peut dire que c’est un peu mon sponsor littéraire). Pascal savait que je traduisais de temps en temps des trucs pour le fun, et il m’a parlé de son envie d’éditer un type qui écrivait dans le fanzine punk mythique Maximum Rocknroll. J’ai lu et découvert des nouvelles autobiographiques hilarantes et émouvantes, pleines d’autodérision et de tendresse, qui racontent les péripéties d’un jeune punk rocker juif américain avec un sens incroyable de la narration et du gag (mon texte Blitzkrieg, dans Non Conforme, leur doit beaucoup). J’ai pensé que ça méritait absolument d’être traduit et lu, on a donc créé Corde Raide Éditions avec Pascal et ma compagne, et publié Take my life please, un recueil de ces nouvelles, qui s’est vendu comme des petits pains. Quinze ans après, Paulin Dardel, des éditions Demain les Flammes, a souhaité rééditer ce livre, et dans la foulée m’a proposé de traduire également le premier recueil de Tabb, Playing right field (Petit joueur en français). Je ne vais pas me lancer dans une réflexion sur la traduction, il y a des gens dont c’est le métier qui le font bien mieux que moi, alors je dirai juste que j’ai adoré cette expérience, et que je la renouvellerai avec plaisir si j’en ai l’occasion.

Quant à ce que j’aimerais voir traduit, je ne lis pas assez en anglais pour découvrir des pépites méconnues, donc ça serait surtout des auteurs déjà connus dont un certain nombre de choses ne sont pas encore traduites, comme l’auteur de hard SF Greg Egan, que j’adule au point de me cogner en VO ses romans ultra scientifiques et ardus, alors qu’il faut déjà bien s’accrocher pour les lire en français… En fait, la dernière fois que je me suis dit que quelque chose mériterait d’être traduit, c’était en regardant les vidéos de la chaîne ContraPoints de Natalie Wynn, sur le Tube. Ça traite de pop philosophie et de questions sociales et politiques, ses scripts sont incroyablement bien écrits, brillants et drôles, et je me suis dit que ça pourrait sans problème se lire sous forme de bouquin. C’est très engagé pour le coup, mais de la façon que j’apprécie : intelligent et balancé, assumant la complexité et les contradictions, avec de l’humour en prime. Mais bon, je ne consacrerai pas mon temps libre à la traduire et à créer une maison d’édition juste pour en vendre 112 exemplaires. Si quelqu’un est intéressé, on en parle…

Couverture du roman Take my life, please, de Goerge Tabb, traduit par Stéphane Péna.

Chamanisme et petites poupées animées

Laure Mordray : Dans ta bio, tu dis avoir pratiqué le chamanisme, ça t’a apporté quelque chose d’un point de vue littéraire ou à tout le moins humain ? Qu’est-ce que tu en retires ?

Marmite a priori remplie d'ayahuasca.

Stéphane Pena : Cette période de ma vie, à vrai dire, est encore en cours de traitement. Je n’ai pas fini de statuer sur ce qu’elle signifiait dans mon parcours. Pour résumer à gros traits, ma démarche en allant vers cette pratique était à la fois thérapeutique et spirituelle : j’espérais résoudre quelques problèmes physiques ou psychologiques, et j’étais aussi en quête de visions mystiques et des révélations profondes sur le sens de la vie (c’était, faut-il le préciser, du chamanisme utilisant les plantes psychédéliques – on ne se refait pas). Ces attentes n’ont été que partiellement remplies mais, à une époque où j’étais un peu perdu, ça a sans aucun doute eu des effets très positifs sur mon existence. J’ai fait de belles rencontres, compris des choses sur moi-même, appris à m’ouvrir un peu plus aux autres, repris le contrôle sur certains comportements (je sais, on se croirait dans un roman feel good)… Mais c’est aussi une période où j’ai été, pour le dire en peu de mots, un croyant. J’ai adopté une vision du monde, suivi un maître, défendu des idées un peu limites… Aujourd’hui que je me revendique matérialiste athée, que mon chemin spirituel m’a mené, de façon imprévue (mais assez logique si on y réfléchit), à abandonner toute spiritualité, je ne sais pas toujours bien comment me positionner vis-à-vis de tout ça… Et je ne sais pas si ça a influencé mon écriture. Ça m’a surtout fourni un matériau autobiographique assez riche, auquel je ne désespère pas de donner un jour une forme littéraire satisfaisante – c’est en chantier.

Pour moi, un monde croyant, aussi ouvert, tolérant, pacifique, libertaire, humaniste, écologiste, égalitaire – tout ce qu’on voudra – qu’il puisse être, sera toujours un monde malade.

Stéphane Pena

Laure Mordray : Dans le numéro 2 de Non Conforme, tu as écrit Chapi Chapo über alles. Comment ça t’est venu d’imaginer cette horrible dystopie ? Un trauma enfantin ? Un bad trip ?

Stéphane Pena : Hahaha, non, pas de traumatisme, je n’ai de Chapi Chapo que des souvenirs d’enfance poétiques et réconfortants. Et s’il m’est arrivé par la suite d’en regarder des épisodes sous l’effet de substances psychotropes, ça s’est toujours bien passé. Je dois avouer que j’ai écrit ce texte en grande partie pour caser le titre, dont je ne me souviens plus du tout comment il m’est venu, mais qui me squattait le cortex depuis déjà quelques années. Et en fait, le côté dystopique, que beaucoup de lecteurices ont retenu, n’était pas ma préoccupation principale, même s’il s’est un peu imposé au cours de l’écriture pour l’efficacité dramatique, et pour coller à l’esprit Non Conforme. Mon propos était surtout d’écrire une fable sur la croyance et l’incroyance, une sorte de religion-fiction, à la manière dont Philip K. Dick pouvait inventer dans ses romans des religions basées sur des éléments de culture populaire, comme des poupées Barbie ou des émissions télévisées.

J’ai voulu explorer cette idée que n’importe quoi pouvait combler le besoin de sacré des humains ; que n’importe quelle fable, rumeur, idée délirante, pouvait servir de socle à une spiritualité ou une religion (et Chapi Chapo n’est pas le plus improbable candidat à mes yeux, il y a dans ce divertissement pour bébés plus de poésie et de puissance symbolique que dans beaucoup de textes sacrés que j’ai pu lire – mais là c’est peut-être la drogue qui parle). Avec en prime un effet de contraste que je trouve assez comique et surréaliste, entre un dessin animé futile et le sérieux des idées métaphysiques et théologiques qui se greffent dessus. Et ça me permet de parler de la religion en général, sans en viser aucune en particulier, pour montrer ce qui cloche selon moi dans le principe même. Si j’avais eu plus de place, j’aurais sans doute essayé de mettre en scène un spectre plus nuancé que la seule opposition entre des fanatiques et un mécréant endurci : des chapistes modérés, des croyants sincères travaillés par le doute, des interprétations différentes de la révélation, une société croyante sans être oppressive ou totalitaire… Parce qu’il y a cette idée que j’entends souvent, et que j’ai longtemps défendue moi-même, selon laquelle la religion en elle-même ne serait pas un problème. Que les problèmes viendraient du dogmatisme, de la hiérarchie, des systèmes de dominations qui ont instrumentalisé la religion, de l’intolérance et la violence qui s’en revendiquent, etc. Je ne vois plus les choses comme ça aujourd’hui. Pour moi, un monde croyant, aussi ouvert, tolérant, pacifique, libertaire, humaniste, écologiste, égalitaire – tout ce qu’on voudra – qu’il puisse être, sera toujours un monde malade. Donc j’ai essayé de parler de ça dans ce texte. Mais bon, c’était surtout pour le titre.

Stéphane Péna qui passe sa tête à travers un trou dans la souche d'un arbre.

Scène punk, intériorité et pas de côté

Laure Mordray : Dans ton autre texte, Blitzkrieg, paru dans le numéro 10 de Non Conforme, tu sembles t’inspirer de ton passé de roadie pour divers groupes punks. Qu’est-ce que tu retires de cette expérience, hormis cette nouvelle ? Que la création est plus une question d’intériorité que de technique, comme l’explique Christophe Carpentier dans son interview ?

Stéphane Péna à l'époque où il oeuvrait comme roadie pour des groupes de punk, tenant une boutique de merch.

Stéphane Pena : Ce que m’a apporté mon expérience de roadie (assez limitée en fait, même si je la gonfle un peu sur mon CV pour avoir l’air d’un écrivain qui a vécu des trucs), et ma fréquentation du milieu punk rock marseillais en général, à part un vaste réservoir d’anecdotes, c’est avant tout de solides amitiés, des moments partagés intenses, drôles, terrifiants, émouvants, la découverte d’un milieu créatif, vivant et rebelle que mon éducation et mon tempérament ne me destinaient pas forcément à connaître, et qui m’a passionné. Même si je me suis éloigné depuis, parce que je suis fondamentalement un transfuge et un fausseur de compagnie, ça reste un moment précieux dans mon parcours.

C’est juste ma manière d’être, et le moyen que j’ai trouvé de transformer un handicap social en démarche créative : se tenir à la frontière des mondes, et essayer de comprendre les différentes manières dont ils interagissent.

Stéphane Pena

Et, au-delà d’avoir des bonnes histoires à raconter, il y a donc la question d’appartenir à un groupe, qui concerne aussi bien le chamanisme, le militantisme, ou d’autres aspects de ma vie. Que la création soit plus une question d’intériorité que de technique, je serais assez d’accord là-dessus avec Christophe Carpentier (dont j’ai beaucoup aimé les deux textes publiés dans Non Conforme, par ailleurs). Mais pour être plus précis, ce qui m’intéresse c’est la zone de contact entre l’intériorité et l’extériorité, entre moi, les autres et le monde, qui n’est évidemment pas une frontière hermétique mais une limite floue, un paysage habitable, un espace ouvert qui est à la fois le lieu de la différence et de la rencontre. Je ne sais pas si c’est là que naît la création, mais c’est là que moi je trouve ce qui m’inspire… Pour citer un auteur pas super rock n’roll (encore que), c’est ça qui me passionne dans le travail de Proust, par exemple. Et pour un solitaire et individualiste viscéral comme je le suis, fréquenter des groupes, des communautés, des entités collectives, que ce soit des scènes musicales, des sectes new-age, des groupuscules anarchistes ou des collectivités territoriales, c’est un moyen privilégié pour explorer ces espaces intermédiaires et observer la façon dont je m’y positionne. Je sais qu’en disant ça j’ai l’air d’un anthropologue qui va avec son petit carnet étudier des tribus lointaines en adoptant leurs coutumes pour se fondre dans la masse, et je passe parfois pour un touriste, voire un espion (je me souviens d’un rassemblement militant de plusieurs jours où j’ai fini par apprendre que la moitié des gens me prenaient pour un flic en civil). Mais c’est juste ma manière d’être, et le moyen que j’ai trouvé de transformer un handicap social en démarche créative : se tenir à la frontière des mondes, et essayer de comprendre les différentes manières dont ils interagissent.

Stéphane Péna dans ses jeunes années en train de chanter au micro avec un air très concentré.

Laure Mordray : Tu as d’autres projets littéraires, artistiques ? On retrouvera ta plume quelque part ? Quelque chose à ajouter ? Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter ?

Stéphane Péna entouré de ses poneys et assis sur un sige pliable en pleine nature.

Stéphane Pena : Non, rien de très concret à l’horizon. Je vais faire à mon habitude : continuer à écrire plusieurs trucs en même temps, essayer d’en finir un ou deux, et suivre la vague. Et je tiens à dire solennellement aux gens : si vous avez droit à un souhait, ne le gaspillez pas pour moi. Faites-en meilleur usage. Je suggérerais bien de l’utiliser pour rendre le monde un peu meilleur, mais on sait comment ça se passe avec les souhaits vertueux, il y a toujours un piège : on demande que l’humanité soit plus pacifique et puis les extraterrestres débarquent et nous réduisent en esclavage sans rencontrer de résistance. Alors souhaitez-vous quelque chose de chouette, ça augmentera un peu la quantité totale de bien-être, et ma foi, c’est toujours ça.

Un grand merci à Stéphane pour ses inspirantes réponses, ainsi que pour ses photos, qui montrent assez bien, je pense, à quel personnage on a affaire.
Et, vraiment, lisez Chapi Chapo über alles et Blitzkrieg, deux textes qui valent le détour.

Dans le dixième numéro de Non Conforme figure aussi Léo Raski, qui a livré une passionnante Conversation avec une bétonnière. Il me semble impératif que je l’interroge à un moment, lui aussi. Le mystérieux Firs Amaryan m’a aussi tapé dans l’oeil avec sa nouvelle Ilissós. Je vous recommande donc chaudement d’y jeter un oeil.

Si vous avez aimé cette interview, je vous recommande aussi celle de Clément Milian.

Et si vous voulez appronfondir l’univers de Claire Von Corda, avec ses portraits au Bic, ses romans, sa musique, rendez-vous sur son compte Instagram ou sur Facebook.

Suivre l’actualité & échanger

Retrouvez-moi sur les réseaux pour les coulisses d’écriture, les sorties et les échanges littéraires.

Recevoir les articles par e-mail

Partagez cet article :
S’abonner
Notification pour
guest

0 Commentaires

Les livres des potos

Mon roman

Couverture du roman Rêves de Q de Laure Mordray et édité par La Musardine
Achetez mon roman édité par La Musardine
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x