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Payer pour être « édité »? Le compte d’auteur.
15 réponses à “Payer pour être « édité »? Le compte d’auteur.”

Bonsoir Marc,
Je vois qu'il y a de l'agitation ici, c'est bien le blog est animé…
Je suis le Dirigeant de IS Edition et vu que l'entreprise est citée dans les commentaires, je souhaite simplement apporter quelques précisions qui pourraient être utiles à la compréhension de vos lecteurs.
C'est l'auteur ("Anonyme") avec qui vous conversez qui m'a indiqué que l'entreprise était nommée sur votre site, et je vois qu'il essaye de soutenir gentiment IS Edition (avec certes beaucoup d'ardeur je le concède bien volontiers).
Je l'en remercie, mais je vais essayer de vous répondre avec un peu moins de virulence car il n'y a pas lieu de créer de polémique, je ne me suis pas du tout senti offusqué par vos propos. Au contraire, je trouve tout à fait normal et sain que des auteurs s'interrogent sur une maison d'édition qui n'a pas pignon sur rue, et qu'il faille naturellement se méfier de l'inconnu.
J'ai par contre un peu moins apprécié vos échanges avec Eva Rose sur les droits d'auteur du numérique, mais chacun son point de vue (tout dépend qui paye l'impôt sur les sociétés, les charges, les salaires, la correction, l'édition et la publicité…), ainsi que le contenu de mon mail intégralement dévoilé sur Internet (cela ne fait jamais plaisir, surtout quand on sait que l'auteur est avocate, qu'elle critique les droits d'auteur alors qu'elle doit être loin de travailler gratuitement, et, bien pire, que la confidentialité est son métier).
Ceci étant désormais dit passons à autre chose, il y a des problèmes bien plus graves dans la vie.
Pour faire bref sur IS Edition, nous travaillons à compte d'éditeur avec nos auteurs (non non Marc pas de mauvaise surprise!), mais nous proposons aussi des prestations numériques (conversion en eBook et diffusion) pour les éditeurs et les auteurs qui souhaitent rester indépendants.
Au vu des tarifs exprimés par "Anonyme", vous imaginez bien que IS Edition est loin d'être "une pompe à fric", pour reprendre vos propos tenus un peu maladroitement a priori dans votre échange avec Eva Rose.
Quoi qu'il en soit, je peux comprendre l'usage hâtif de cette expression car les sociétés commerciales véreuses pullulent malheureusement sur le Net (comme vous l'avez signalé il suffit de voir les liens publicitaires ambigus…).
Aller je vous laisse à vos discussions, merci de m'avoir laissé un droit de réponse et bravo pour votre (très décalé) blog que je ne connaissais pas.
Bonne soirée.
Harald BENOLIEL
IS Edition – Président
Bonsoir Harald,
Effectivement il y a eu quelques échanges passionnés sur cette page et je vous remercie sincèrement de votre intervention qui me semble bien plus que légitime. J'imagine qu'"anonyme" a dû vous expliquer que j'avais supprimé ses derniers commentaires ainsi que mes réponses. Je lui en ai expliqué les raisons, il l'a mal pris, n'a pas voulu les entendre et très franchement il peut penser ce qu'il veut, ça ne m'atteint pas du tout. Le fait est qu'il déformait mes propos et qu'il s'évertuait à ne rien comprendre à ce que j'ai essayé de lui expliquer. Peut-être que c'est moi qui m'exprime mal, toujours est-il que c'était stérile et que ça partait dans tous les sens.
Pour synthétiser mon propos, je dirai simplement que son cas est très particulier (avoir la volonté de voir son livre publié gratuitement en format numérique après avoir payé une prestation bien logique si le prestataire (vous, donc) ne pourra pas toucher de pourcentage sur les ventes) et que ce n'est pas l'objet de ce blog. Comme je lui ai dit, moi à titre purement personnel, j'aurais procédé autrement et… c'est ce que j'ai fait avec ce blog. Mais j'entends bien que nous sommes différents, lui et moi, que mon blog et son livre sont différents et que nos ambitions sont aussi différentes. Pour cette raison, je respecte son choix et la discussion aurait dû s'arrêter là.Maintenant pour ce qui est du pourcentage sur les droits numériques, j'ai exprimé un avis. Il m'arrive de me planter. Est-ce le cas ici? Je ne sais pas. J'ai fondé cet avis sur les différents pourcentages dont j'ai pu entendre parler. Cela dit, le numérique est en pleine éclosion, c'est encore un joyeux bordel qui va se lisser avec le temps. J'ai vu de nombreuses personnes se lancer dans l'aventure, sans forcément s'y connaître et même pour certains sans aucune passion pour la littérature. Donc il n'y a pas encore vraiment de norme, à ma connaissance.
Je connais aussi les difficultés pour les petits éditeurs de survivre. C'est à cause de cette précarité que bon nombre passent du côté obscur et se financent par le compte d'auteur, voire l'arnaque.
Tout ça pour dire que ça n'a rien de rédhibitoire et qu'il faut toujours confronter plusieurs éditeurs pour trouver le bon. Ce que j'ai dit dans un commentaire que j'ai dû effacer c'est qu'entre Gallimard et vous, il existe des centaines de nuances. Gallimard propose des conditions que vous n'êtes évidemment pas en mesure de proposer MAIS il faut beaucoup de talent et de chance pour pouvoir en bénéficier. C'est pourquoi je conseille de commencer par les plus grosses maisons pour finir avec les plus modestes. Mais je ne vois en revanche aucun cas qui puisse justifier le compter d'auteur…
(Concernant le mail, j'avoue m'être fait la réflexion mais j'ai décidé de le laisser, n'y voyant rien qui pouvait vous porter préjudice. Si vous souhaitez que je le retire, il vous suffit de me le signifier. C'est en quelque sorte votre propriété donc je ne pourrai que m'incliner).
Au moment de parler de "pompe à fric", je ne connaissais pas vos pratiques concernant le numérique et vous aurez remarqué que je suis resté prudent et nuancé dans mes propos. On me parle de compte d'auteur, si c'est avéré, alors, à mon sens, "pompe à fric" est justifié: c'est le principe même du compte d'auteur de ne pas se préoccuper de la qualité mais juste de l'argent de l'auteur. Là, au vu de votre explication, je suis complètement d'accord avec vous: ce n'est pas du tout le cas.
D'ailleurs, j'ai bien précisé à anonyme que je ne vous ai jamais qualifié d'escroc et je ne l'ai même jamais pensé.
Proposer ce genre de service à des éditeurs ça me semble aussi normal que de voir une imprimerie ou un illustrateur proposer ses services. Pour ce qui est des auteurs, dans l'absolu, pourquoi pas? Dans le cas d'anonyme c'est apparemment pile poil ce dont il avait besoin et tant mieux (je le répète au moins pour la quatrième fois…) mais dans les autres cas, dont là je me préoccupe, c'est à voir.
Vaut-il mieux passer par là ou par l'auto-édition? Au vu de vos tarifs, on en est somme toute assez proche parce que si on passe par Lulu ou Thebookedition (et plus encore Amazon qui fait polémique depuis quelques temps à cause de ça), on paie aussi, de façon étalée, leurs prestations. Tout est question de tarifs, pour le coup, et aussi de discours. Je n'ai pas l'impression que vous soyez du genre à dire à un auteur "votre livre est génial, pour 300€ je vous le publie" (j'ai déjà été confronté à ça et j'ai répondu "s'il est génial, prenez tout en charge. Vous n'aurez aucun problème à le vendre…". Je ne vois donc aucune raison de vous mettre dans ma black list (vous remarquerez que vous n'y avez jamais figuré…) mais j'apprécierais que vous nous donniez plus de détail sur cette activité parallèle, à moins que vous ne préfériez attendre que je trouve le temps et la motivation de scruter votre site. Ce serait intéressant de faire une comparaison entre ce que vous proposez et ce que proposent les deux sites que j'ai cités plus haut.En tout cas merci pour votre pertinente intervention, bonne nuit (la mienne sera courte avec tout ça!!) et peut-être à bientôt.

Bonjour Marc,
Pas de soucis c'est normal d'avoir répondu, et je trouve toujours intéressant de confronter les avis des auteurs avec celui des éditeurs.
Concernant l'auteur ("Anonyme"), je pense effectivement que vous ne vous êtes pas compris dès le départ, et les discussions deviennent ensuite facilement hors-sujet avec Internet.
Pour les droits numériques, on trouve de tout et tous les avis se discutent. Certains auteurs ont le même montant que pour le livre papier soit 8-10% (ça oui c'est un peu choquant), certains 15-20 %, et d'autres plus mais ils ne bénéficient généralement pas d'un travail éditorial de qualité (sinon je ne vois pas comment l'éditeur peut survivre).
Concernant votre comparaison entre Gallimard et IS Edition, rien que d'apposer les noms côte à côte est flatteur merci, mais ce n'est effectivement pas la même galaxie. Bien entendu, je conseille également aux auteurs la méthode de l'entonnoir, à savoir tester les gros et redescendre petit à petit vers des éditeurs plus humains en fonction des réponses. Du coup on passe du désir de rentabilité au plaisir de publier, ce qui sont deux notions différentes, aux finalités plus que variables.
Pour ce qui est du mail de Eve Rouge Michel (un peu d'ironie c'est de bonne guerre), vous pouvez le laisser, j'ai horreur de la censure et mes propos ne comportent aucune ambiguïté quant à notre façon de travailler. J'espère juste un jour ne pas avoir à changer de mode de rémunération sinon je vais recevoir quelques mails…
Enfin, ne vous justifiez pas sur les termes escrocs et boîte à fric, ils étaient destinés aux sociétés commerciales agressives et je ne l'ai pas du tout pris pour IS Edition, car nous essayons justement de véhiculer des valeurs d'équité et de proximité qui nous semblent importantes par les temps qui courent.
Pour ce qui est de nos services d'édition numérique, je ne sais pas exactement ce que propose Amazon dans les détails mais nous proposons des solutions sur mesure pour ceux qui n'ont pas de grandes compétences dans ce domaine.
Nous convertissons ainsi les ouvrages papiers aux formats EPUB (universel et dynamique), MOBI (universel et impératif pour le Kindle d'Amazon), mais aussi PDF (statique) si le fichier fourni est déjà correctement mis en page.
Pour un coût variant entre 80 et 150 € (en fonction du nombre de mots de l'ouvrage et de la présence de contenu multimédia ou pas), l'auteur ou l'éditeur récupère 6 fichiers (les 3 eBooks + 1 extrait créé dans chacun des formats), lesquels sont validés et testés sur plusieurs supports (smartphone, tablette, ordinateur et liseuse).
Celui-ci est ainsi propriétaire des droits, puis libre de nous confier (ou pas) la diffusion numérique de son eBook sur plus de 30 plates-formes (Ibookstores d'Apple, Amazon Kindle, Fnac.com, Kobo, Samsung Reader, notre librairie IS Ebooks, etc), moyennant une commission sur chaque vente rémunérant notre travail de référencement (maximum 20 % en fonction de la commission des libraires).
Voici pour l'explication de notre travail numérique qui est proposé aux éditeurs et auteurs indépendants "demandeurs", lequel se fait bien sûr (j'insiste) en parallèle de notre édition à compte d'éditeur, qui vaut ce qu'elle vaut mais a le mérite d'être honnête et transparente pour les écrivains.
Allez je vous laisse, j'ai des livres à éditer cher monsieur 🙂
Bonne journée à très bientôt.

Je réponds tardivement, ayant été pas mal pris.
Merci pour ces précisions très claires. Anonyme, pour le coup, a été bien avisé de vous contacter. Je n'ai jamais douté des valeurs morales qu'il vous prête, je suis désormais plutôt convaincu (le "plutôt" parce que Internet et échange court, ça fait léger pour avoir un avis tranché mais en tout cas vous êtes transparent et ça me semble être l'essentiel).
Pour la transformation en numérique, je suis moyen chaud. Si c'est pour un éditeur, bien sûr, pas de problème. Pour un auteur, je dirais que ça dépend. C'est clair que c'est pas du tout de l'arnaque, j'imagine que vous prévenez convenablement vos clients de ce que ça implique, donc aucun souci.
Si, comme pour Anonyme, le but est très particulier, qu'il s'agit de distribuer un livre gratuitement, j'y vois pas d'objection. Perso, je passerais plutôt par un blog (comme celui-ci…) mais après tout, why not? Mais dans le cas majoritaire, très largement, des auteurs qui cherchent une bonne diffusion, une certaine reconnaissance et un retour pécunier sur leur travail bien logique… Faut d'abord essayer l'édition, clairement. Et si ça ne passe pas, c'est soit que le livre est mauvais, soit qu'on ne s'y est pas pris de la bonne façon, soit qu'on n'a pas eu de bol. Dans tous les cas, faut se remettre en question. Dans cette situation, ça peut éventuellement s'envisager, mais… j'en vois pas trop l'intérêt. Surtout vu la situation du livre numérique dans notre pays.En tout cas, merci encore, et bonne continuation, bonne journée à vous aussi et certainement à un de ces jours.










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